La «Société Richelieu» obtient du gouvernement fédéral, en 1944, sa charte de fondation. Le mouvement Richelieu s'engage, dès le début, dans la défense du fait français, dans la promotion du respect de la langue et de la culture, dans la solidarité agissante et nécessaire entre personnes de langue minoritaire. Le premier maillon du mouvement, ou club, voit le jour à Ottawa en 1945. Les fondateurs voient dans le Richelieu un moyen d'aider les Canadiens-français à défendre leur langue, leur culture et leur foi dans le contexte majoritairement anglophone de la réalité canadienne. Les fondateurs veulent créer une chaîne d'amitié et de fraternité, donner aux Canadiens-français une force d'épanouissement personnel, social et culturel dans un cadre qui respecte les valeurs profondes de ce peuple minoritaire. Le caractère laïc de cette nouvelle formation constitue également un élément très innovateur dans le contexte de la société plutôt très cléricale d'alors. Le mouvement Richelieu s'étend rapidement, d'abord dans l'est de l'Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick. Puis de nouveaux clubs sont formés aux États-Unis en 1955, puis dans l'Ouest Canadien. Les premiers clubs européens sont implantés en France en 1969, en Belgique en 1974 et, plus récemment, en Suisse en 1987, et au Luxembourg en 1988. Le Sénégal s'inscrit en 1973, comme l'un des premiers pays africains à fonder un club. Les clubs antillais apparaissent à la fin des années 1970 et au début des années 1980. En 1982, le Richelieu International accepte l’affiliation de membres féminins. Très rapidement, des clubs féminins et des clubs mixtes se constituent. En 2005, le gouvernement fédéral invite le Richelieu International à se joindre à la délégation canadienne et à participer au Xe sommet de la Francophonie à Ouagadougou au Burkina Faso. Soulignons que le Richelieu International est reconnu, depuis 1973, comme organisme collaborateur de l'Agence de la Francophonie. En 2006, Son Excellence, la Très Honorable Michaëlle Jean, C.C., C.M.M., C.O.M., C.D., Gouverneure générale du Canada honorait le Richelieu International en le gratifiant des armoiries, un drapeau, un fanion et un insigne et en acceptant d’en devenir la patronne d’honneur. |